Informations pédagogiques : Visites de street art et ateliers d’art graffiti

Street art walking tour Paris Le MUR - street art parisMardi Noir (France) / Le M.U.R., 11é arrondissement

Street Art Paris vous donne la chance de prendre part à son projet et de découvrir le mouvement artistique le plus incroyable de notre temps.

En marchant à travers les quartiers d’Oberkampf et Belleville, Montmartre et le 13éme arrondissement, nos visiteurs sont amenés à revivre la naissance de l’art de rue à Paris, en Mai 1968. Les élèves et le personnel de la faculté ont alors pris la prestigieuse école des Beaux-Arts à Saint-Germain-des-Prés pour y établir l’Atelier Populaire et y produire des centaines d’affiches, les déclarants « armes au service de la lutte ». Nous vous proposons de découvrir différents mouvements artistiques et techniques, ainsi que les facteurs sociaux, économiques, et politiques qui ont conduit à façonner l’actuelle scène du street art à Paris. Seront aussi abordées des questions liées à la commercialisation du graffiti et à l’utilisation des espaces publics.

Qui sommes nous

Dans les années 60, les institutions culturelles françaises ont commencé à accepter le travail d’artistes avant-gardistes. A cette époque, l’attitude du public vis-à-vis de l’art moderne a véritablement changé. Une partie du public a commencé à s’ouvrir à l’art contemporain, ainsi que sa forme et son contenu souvent provocateurs. Cependant, de même que certains travaux de Manzoni, Ben ou encore Michael Heizer, le street art ne peut pas être exposé dans un musée.

Notre équipe est connue pour être décontractée – nous ne sommes pas des gardiens de musée – mais notre expertise est réelle : notre connaissance de la scène artistique provient de la rue et des artistes avec lesquels nous sommes en contact permanent.

Ce que nous proposons

2501 street art tour Paris2501 (Italie), 20é arrondissement

– Visite street art à Montmartre

– Visite street art à Belleville

– Visite street art sur la Rive Gauche

– Atelier graffiti

Notre visite guidée du 13e arrondissement – le nouveau quartier street art à Paris – vous invitera à découvrir des pièces sublimes, parfois commissionnées, réalisées par des artistes de renommée internationale. Vous y verrez des œuvres de Vhils, C215, Jef Aerosol, Seth, Jace, Shepard Fairey, et apprendrez comment une relation unique entre un galeriste, un homme politique et une communauté font vivre ces belles pièces.

borondo street art paris 13eBorondo (Espagne), 13é arrondissement

Détail sur les composantes éducatives

L’histoire unique de Paris a contribué à façonner l’évolution de l’art public illégal. A partir de la fin du XIXe siècle, l’avènement des panneaux publicitaires a encouragé les artistes à utiliser ces supports pour présenter leur travail.

La modification des panneaux d’affichages est une des composantes élémentaires du street art à Paris. Cela passe par le détournement publicitaire, où le message d’origine est modifié de manière à créer de nouvelles « situations ». Cette réappropriation des espaces publicitaires est réalisée pour différentes raisons. Le plus souvent, il ne s’agit pas d’une tentative consciente de détournement, la surface et l’emplacement fournissant simplement un excellent cadre pour partager son travail artistique.

Jace - Le MUR - street art parisJace (La Réunion), 11é arrondissement

La visite de Belleville commence devant Le M.U.R., où se trouve un ancien panneau publicitaire de trois mètres par huit. Cet espace est réinvesti régulièrement, à l’initiative de l’association à but non lucratif « Modulable, Urbain et Réactif ». Le M.U.R. a vu le jour après que le panneau ait subi des attaques répétées de la part d’artistes urbains pendant plusieurs années. La conséquence fut que le propriétaire de l’espace publicitaire l’a vendu à la Mairie de Paris, remettant son contrôle entre les mains de ces mêmes artistes. Depuis 2007, toutes les deux semaines, cet espace a accueilli un artiste urbain différent, qui reçoit une allocation de 500€ de la part de l’association, subventionnée par la Mairie. Chaque nouvelle œuvre est inaugurée par un vernissage au cours duquel un pot d’honneur est servi aux visiteurs, qui peuvent ainsi rencontrer et discuter avec l’artiste en résidence. Le street art ayant un caractère éphémère, les nouvelles œuvres recouvrent les anciennes, ou alors ces dernières sont détruites au préalable.

Pour voir les itérations de Le M.U.R., visitez le site web de l’association, lemur.fr.

Space Invader visite street art 13e arrondissement graffiti Invader (France), 13é arrondissement

Dans les années 60, les institutions culturelles françaises ont commencé à accepter le travail d’artistes avant-gardistes. A cette époque, l’attitude du public vis-à-vis de l’art moderne a véritablement changé. Une partie du public a commencé à s’ouvrir à l’art contemporain, ainsi que sa forme et son contenu souvent provocateurs. Cependant, de même que certains travaux de Manzoni, Ben ou encore Michael Heizer, le street art ne peut pas être exposé dans un musée.

Mai 1968 may beaux arts debord situationiste street art parisAtelier Populaire, École des Beaux Arts, 1968

L’Internationale situationniste était une organisation révolutionnaire et notamment anti-art contemporain dirigée par l’artiste et intellectuel Guy Debord qui fut inspiré par les techniques et les idées du dadaïsme, du surréalisme, et des idées marxistes sur la société. Cette organisation eut un rôle décisif dans la révolte des étudiants de Paris en mai 1968 – date de la naissance du street art en France – conduisant à des soulèvements similaires à travers le monde occidental. En effet, le livre de Debord, La Société du spectacle, a joué un rôle fondamental dans la prise de conscience des étudiants et des travailleurs en ce qui concerne les inégalités causées par le système économique français. Ce livre amenait aussi à réfléchir sur la façon dont ces inégalités ont été occultées par les médias et s’insurgeait contre la pauvreté, le chômage, et le gouvernement conservateur de Charles de Gaulle. Guy Debord a alors essayé de représenter la vie réelle par des images ou par les différents arts vivants. Les étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts ont créé l’Atelier Populaire, dédié à la production d’affiches incitant les gens à descendre dans la rue, ce qui a contribué à affaiblir le gouvernement. Les situationnistes et l’Atelier Populaire étaient tous deux conscients que leur art faisait aussi partie du spectacle capitaliste auquel ils étaient opposés.

philippe herard affiche journal belleville street art parisPhilippe Hérard (France), 20é arrondissement

Mai 1968 est considérée comme la cinquième révolution française, et le précurseur de la mise en place de la Ve République. Notons également l’importance particulière de la Commune de 1871 à Belleville, sur le principal circuit de découverte du street art à Paris. Gouvernement socialiste de courte durée, La Commune a pris le pouvoir deux mois avant sa défaite sur la rue Ramponeau, en dessous de ce qui est aujourd’hui le Parc de Belleville, aux mains de l’armée régulière française, dite versaillaise, soutenue par la bourgeoisie. Karl Marx était encore vivant à cette époque et s’est servi des preuves empiriques de cet épisode pour développer plus encore ses idées. La population locale célèbre la Commune chaque année et il n’est pas rare de voir des œuvres de street art apparentées à cette période historique.

Schuut Jef Aerosol place stravinsky centre pompidou street art parisJef Aerosol (France), 2é arrondissement

L’attitude à l’égard du street art à Paris

La Tour Paris 13 était une exposition de street art soutenue par la Mairie de Paris. Elle s’est déroulée pendant un mois, dans une tour de neuf étages vouée à la destruction dans le sud de la ville et a obtenu une couverture médiatique internationale. Dans la dernière semaine, les visiteurs ont patienté pendant près de douze heures pour espérer y entrer. Actuellement, les mairies d’arrondissement permettent et encouragent la réalisation de fresques murales sur des bâtiments par des street artistes et La Mairie de Paris développe une application mobile de street art. En outre, à Belleville, dans l’est de Paris, une rue entière a été consacrée à l’art de rue sauvage, ainsi que deux galeries d’art graffiti quivivent avec le soutien financier des autorités locales.

roti rue lemon street art paris bellevilleRoti (France), 20é arrondissement

Par ailleurs, la politique de gauche de la Mairie de Paris s’est manifestée à maintes reprises dans le soutien de squats de bâtiments abandonnés. Les squatteurs étant en fait des organisations qui offrent leurs services aux communautés locales avec, par exemple, des cours d’art et de danse gratuits ou à faible coût, des ateliers de réparation de vélo, ainsi que des divertissements comme des projections de films et des expositions artistiques. Un certain nombre d’espaces anciennement squattés ont été institutionnalisés, le plus célèbre d’entre eux étant le 59 Rivoli qui sert de centre d’art public et culturel et pour la rénovation duquel la Mairie de Paris a investi 250 000€.

La Mairie de Paris soutient également une série annuelle d’événements célébrant le Paris alternatif, Paris Face Cachée (PFC), qui est fortement médiatisée auprès du public francophone. PFC fait partie du «scénario pour la capitale» développé par la politique de gauche de la Mairie de Paris, visant à changer l’archétype selon lequel elle serait une ville-musée, en un lieu d’évènements peu communs et d’avant-garde, à la manière de Berlin. On assiste à l’émergence d’un discours soutenant cette vision dans des œuvres telles que l’incontournable best-seller Métronome de Lorant Deutsch.

Ce que les élèves retiendront des ateliers

dessin atelier paris bombes paint mural workshop street art paris peinture bombes atelier street art workshop paris

Pendant la visite, nous découvrirons les différentes techniques dont se servent les artistes afin de créer leurs œuvres : bombes aérosols, pochoirs, collages, affiches, mosaïques, sculptures ; ainsi que les différents styles utilisés et les idées présentes. C’est pourquoi, pour explorer ces mediums, nous proposons un atelier mural, durant lequel les participants conceptualisent puis peignent une œuvre murale, en utilisant la peinture aérosol appliquée directement au mur. Après un brainstorming initial, le groupe formule un premier concept sur papier, créant discussions et débats parmi les participants, chaque élément devant pouvoir trouver une place dans la fresque finale. Après une première présentation de l’idée, nous travaillons avec les élèves afin de créer l’esquisse de la fresque sur papier. Durant ce temps, le but est de concilier les idées, les mélanger et les lier afin d’en tirer un potentiel de communication fort. Nous poussons d’ailleurs les élèves vers l’utilisation d’images et de symboles plutôt que celle du lettrage, plus « classique ».

L’idée n’est pas simplement de prendre part à une activité ludique, mais aussi et surtout créative.

Nous espérons ici mettre les élèves au contact de leur potentiel imaginatif en leur soufflant les techniques du processus de création. Nous souhaitons que les élèves se posent la question suivante : comment faire ressortir mes idées, mes envies, mes désirs, par l’acte de création ? Ils ressortent ainsi de ces activités avec plus d’assurance face à leur propre imaginaire et leur propre travail de création. Ils apprennent également à s’autogérer dans le travail de groupe, sans quoi une fresque murale collaborative ne peut aboutir.

Témoignage

Nous proposons cette expérience à des publics scolaires depuis plusieurs années maintenant, et nous serions ravis de vous mettre en contact avec d’anciens clients pour que vous ayez des témoignages de première main sur ce que cette expérience peut apporter à votre groupe.

Comment allons nous empêcher les étudiants de retourner chez eux et d’y vandaliser les rues ?

Les élèves devraient revenir du circuit de découverte avec une conscience accrue de leur rapport à l’espace public et la façon dont l’environnement façonne la communauté, y compris le street art et le graffiti. Nous avons pour but d’explorer et de questionner la manière dont les gens interagissent avec l’espace public tout en nous concentrant sur les aspects positifs et négatifs de son utilisation.

Par un éveil critique à l’égard du street art et du graffiti, un cadre de référence est offert aux étudiants, leur permettant d’élaborer eux-mêmes leur sens des responsabilités envers leur environnement.

Street artistes de Paris

Voici une sélection de street art parisien photographié dans le cadre de notre projet documentaire en cours.

Fred le chevalier street art tour parisFred le Chevalier (France), 11é arrondissement

Quand Fred était jeune, il fut impressionné par le street artiste Ernest Pignon Ernest. Il appréciait son « espèce de poésie de la rue ». Fred nous confie qu’il n’est pas un spécialiste du Street Art mais qu’il a un bon feeling à ce sujet, car il aime les choses gratuites. « La musique Punk véhicule la même idée. Être capable de s’exprimer librement sans être nécessairement un musicien. De la même manière, je me suis senti libre de dessiner sans aucun bagage technique » dit-il.

space invader mosaic visite street art paris baladeInvader (France), 3é arrondissement

Space Invader a activement collé des carreaux de mosaïque pixellisés représentant des personnages du jeu vidéo de la fin des années 70 du même nom. Depuis 1998, il en a installé plus d’un millier à Paris seulement, dont la plupart n’existe plus. La Mairie de Paris est néanmoins très favorable à ses oeuvres, et toute personne surprise en train d’en enlever est passible d’une amende. Contrairement à Fred le Chevalier, Space Invader s’assure que son identité ne soit pas révélée au public.

Kashink street art paris Kashink (France), 9é arrondissment

Kashink tire son nom des onomatopées qu’elle rencontra, enfant, dans des bandes-dessinées. C’est un son d’action. Les bandes-dessinées continuent de l’influencer, notamment dans son utilisation des couleurs et des lignes épaisses. D’origines espagnole et slovaque, elle est influencée par l’artisanat russe et mexicain, comme par les portraits de Frida Kahlo. Autrefois, elle pratiquait le graffiti traditionnel mais, étant contre l’idée d’une communauté fermée, elle préfère partager son art et provoquer une réflexion créative.

c215 street art vitry sur seine paris C215 (France), Vitry-sur-Seine

C215, artiste pochoiriste a peint cette œuvre en collaboration avec la mairie locale, très favorable à l’art urbain en tant que force au service du bien pour la communauté. L’artiste nous a expliqué dans une interview l’importance dans sa vie artistique de faire de l’art de rue pour les gens de la rue. Il a mentionné son expérience en Haïti, où il a peint des portraits inspirés par les habitants dans toute la capitale, Port-au-Prince. Il dit : « Ce fut une expérience personnelle unique. J’ai été invité par une association culturelle locale et au cours de la semaine, les habitants ont montré qu’ils étaient très curieux de voir mon travail ».

diamant street art paris rue denoyez graffiti Diamantaire (France), 20é arrondissement

Le Diamantaire utilise des miroirs qu’il trouve dans la rue et à l’aide d’un coupe-verre et de peinture aérosol, les remodèle en diamants scintillants, puis les colle dans les rues. Inspiré par les effets démoralisants de la récession économique, son message est de faire les gens se sentir riches sans nécessairement avoir (besoin) d’argent.

vhils visite 13e street art parisVhils (Portugal), 13é arrondissement

Fabriqué à partir d’un collage de vieilles affiches publicitaires, recouvert d’une couche d’un papier découpé (comme un pochoir). Vhils, de son vrai nom Alexandre Farto, est un street artiste portugais qui travaille au burin et avec des explosifs pour créer des reliefs dans les surfaces de pierre. Il a commencé à faire des graffitis en tant que taggueur. Son père était un militant de gauche et, en grandissant, il a remarqué les portraits de rêve utilisés dans les affiches de propagande, qui inspirent ce qu’il fait aujourd’hui. Il a remarqué comment les murs de la ville se constituent de couches d’affiches politiques et commerciales. En tant qu’artiste, tout en explorant le medium du pochoir, il a expérimenté la texture de la surface existante, avant de finalement creuser les surfaces de pierre de l’espace public. Il a acquis une reconnaissance internationale quand une de ses oeuvres a été exposée à côté de celle de Banksy, au Cans Festival à Londres en 2008.

Seth Dem 189 - street art parisJulien ‘Seth’ Malland and Dem 189 (France), 20é arrondissement

Artiste français, Seth voyage et crée au long du chemin des portraits de rêve illustratifs et surréalistes à la fois beaux et inquiétants, qui rappellent le film d’animation de Miyazaki, Le Voyage de Chihiro. L’artiste a déployé des efforts considérables pour voyager dans le monde tout en agrémentant les murs locaux de son art. Dans chaque endroit, il passe du temps avec la communauté et travaille souvent en collaboration avec des artistes locaux. On comprend ainsi mieux pourquoi il a acquis le surnom de « Seth Globepainter ».

shepard fairey obey street art paris 13eShepard Fairey / OBEY (É-U), 13é arrondissement

Shepard Fairey, qui travaille dans les rues sous l’alias OBEY, a commencé à faire de l’art de rue dans les années 1980, et s’est constitué un public via les autocollants « Andre the Giant Has a Posse », aujourd’hui connu sous le nom de « Obey Giant ». Cette campagne est un pastiche d’une propagande politique et du film hollywoodien, They Live. Les autocollants ont un message “Orwellien” et sont destinés à nous faire prendre conscience et à remettre en question notre relation à notre culture de consommation induite par le capitalisme et son effet sur notre quotidien, digne de Big Brother. Fairey a été très influent dans le mouvement du Street Art et, en tant que tel, a été choisi comme l’objet d’une rétrospective sur vingt ans à l’Institut d’Art Contemporain de Boston. Il est surtout connu pour la conception de l’affiche d’Obama “HOPE”, pour la campagne présidentielle américaine de 2008. Cette affichea galvanisé le soutien pour le futur président en utilisant une stratégie d’affiches populaires, non éloignées de la manière dont maints artistes de rue font également la promotion de leur travail.

Speedy Graphito street art parisSpeedy Graphito (France) 13é arrondissement

Artiste français, Speedy Graphito, de son vrai nom Olivier Rizzo, est l’un des pionniers du mouvement Street Art français, connu comme la « première génération », et aujourd’hui l’une des figures majeures des artistes de cette période. Depuis le début des années 80, il a peint les murs de Paris en utilisant l’imagerie de la culture pop tels que des personnages de dessins animés, des super-héros et des logos de marques. Son oeuvre tente de déchiffrer notre inconscient collectif, tout en affectant simultanément nos perceptions des systèmes sociaux, en particulier autour de sujets artistiques fondamentaux tels que la naissance et la mort. Speedy a eu la chance de peindre avec l’artiste de rue new yorkais, Keith Haring, lors d’une de ses visites à Paris.

Nous contacter

Depuis son installation à Paris en 2012, Street Art Paris, n’a cessé de documenter le street art parisien sur le site streetartparis.fr. Il a rassemblé autour de ce projet un grand nombre d’artistes, d’institutions et recueilli de nombreuses données sur le sujet. Il a également mené plus d’une trentaine d’entretiens avec des artistes, écrit une cinquantaine d’articles, réalisé des vidéos, et a rassemblé une importante base de données photographique.

Pour toute question, contactez l’équipe de Street Art Paris:

Tel: + 33 9 50 75 19 92 (lundi 9h-18h, mardi-jeudi 9h-13h)

Email: visites@streetartparis.fr