Sten & Lex s’emparent du M.U.R. : entre poster et pochoir

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Sten-Lex-Le-MUR-11e-Arrondissement-Street-Art-Paris-Photo: Demian-Smith-IMG_7279  Sten-Lex-Le-MUR-11e-Arrondissement-Street-Art-Paris-Photo: Demian-Smith-IMG_7279

Les street artistes Romains : Sten & Lex, étaient à Paris ce week-end. Ils ont répondu présent à l’invitation de l’association Le M.U.R. dans le cadre du programme soutenu par la mairie de Paris pour la promotion du Street Art. Ils ont réalisé une fresque murale pour couvrir le fameux panneau publicitaire de 8 mètres sur 3.

Parmi les premiers artistes à produire des pochoirs en Italie, ils ont créé le week end dernier, sur le mur à l’angle de la rue Oberkampf et de la rue Saint-Maur dans le 11ème arrondissement, une oeuvre originale en usant de leur technique expérimentale du « poster pochoir ». Cette technique implique de coller une image imprimée sur une surface et d’en découper ensuite les parties noires. Après cela, la matrice restante est peinte et détruite. Cette collage permet de créer une œuvre d’art unique : les restes des découpages dépassent de l’image et forment à eux seuls un bout de l’œuvre à part entière.

Sten & Lex indiquent aux personnes qui achètent leurs œuvres créées à partir de cette technique que c’est une œuvre vivante et que la matrice pourrait être amenée à tomber complètement par la suite.

La pluie du week end a largement contribué à faire évoluer le travail produit pour le M.U.R. En effet, les “restes de découpage” se sont rapidement transformés en tristes lambeaux de papier.

La technique employée est en fait une évolution de celle de leurs pairs « Hole School » (nom pris pour sa ressemblance avec « old school ») qui a vu le jour en 2003. Originellement emprunte d’une nuance de design graphique pour créer l’impression que les oeuvres étaient en pente. L’œuvre d’art que vous voyez ici est une évolution de cette technique et créé l’illusion d’avoir été produite dans une nuance de gris. Mais si vous regardez l’image de plus près vous ne verrez que des lignes noires et blanches et plus l’image. Leurs principales influences d’un point de vue stylistique sont les sérigraphies imprimées et les impressions à base de pixels. Cependant, ils sont également intéressés par la technique de la gravure.

Sten & Lex trouvent leurs images et inspirations sur internet, dans les marchés et dans les journaux, en fonction de critères purement esthétiques. Aussi ils n’utilisent que des sujets qui ne regardent pas la caméra. Curieusement, ils ont découvert que depuis les années 60, les personnes regardent de plus en plus la caméra et sourient toujours plus.

Le duo avait été invité par Banksy au Cans Festival en 2008 pour lequel ils avaient créé une image ecclésiastique, le “Saint”. Mais depuis ils ont arrêté d’utiliser des images religieuses dans leurs travaux. Dès lors, ils ont expérimenté une grande quantité d’images, incluant une quête pour ramener à la vie les représentations oubliées, tels que les anciens timbres de poste et les billets de banque. Aujourd’hui, Sten & Lex s’intéressent à la création de portraits originaux, sujets qu’ils n’avaient pas eu le temps de réaliser jusqu’ici.

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